Trainz rappelle grandement Train Simulator de Microsoft. Il s'agit véritablement d'une simulation, et non d'un jeu proprement dit. Bien sûr, la simulation peut tourner en jeu si vous y prenez goût, mais c'est avant tout le réalisme qui est mis à l'avant-plan.
C'est même encore un peu plus vrai dans Trainz que dans Train Simulator. Ce dernier offre des missions aux objectifs précis, par exemple. Trainz n'est véritablement rien de plus qu'une version électronique d'un petit chemin de fer électrique. Les objectifs, c'est dans votre tête qu'ils sont, nulle part ailleurs.
La liberté d'action est grande dans Trainz. Vous pouvez construire vos propres terrains et chemins de fer puis monter un convoi de toutes pièces en assemblant des locomotives et wagons puisés parmi un vaste choix. Vous choisissez ensuite votre point de départ, votre itinéraire, votre destination, etc.
Difficultés dans la jouabilité
Comme ce n'est l'atteinte d'objectifs fixés par le jeu qui peut vous combler, il faudrait au moins pouvoir tirer un certain plaisir de la conduite même des trains. Or, plusieurs petits désagréments viennent saboter ce plaisir.
D'abord, en mode de contrôle depuis la cabine, les manipulations effectuées ne trouvent pratiquement jamais écho dans l'environnement graphique de cette cabine. Certaines locomotives permettent de voir des cadrans s'agiter, mais il est impossible de les déchiffrer. Les données pertinentes sont plutôt inscrites dans un tableau rétractable. Et encore, celui-ci n'est pas complet. Impossible par exemple de savoir si c'est la marche arrière ou avant qui est engagée.
Il arrive aussi régulièrement que les commandes cessent tout bonnement de répondre. Pour y remédier, il me fallait masquer puis faire réafficher le tableau de données. Incompréhensible et surtout agressant quand son train s'approche d'une gare à une vitesse folle sans qu'on ne puisse rien y faire!
Finalement, même sur notre machine de test relativement puissante qui réussit facilement à faire tourner tous les autres jeux, Trainz était souvent ralenti, voire saccadé. Heureusement que nous n'avions qu'un seul train en circulation, je n'ose imaginer ce que ça aurait été si j'en avais eu trois ou quatre et, qu'en plus, j'aurais demandé à les voir circuler tous en même temps dans des fenêtres séparées comme le jeu le permet.
Je ne recommanderais Trainz qu'aux véritables fanatiques des chemins de fer électriques. Et quand je dis fanatique, c'est fanatique. Ceux qui s'y amusent, sans plus, seront mieux servis par Train Simulator.
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